~ Forum YAOI • Optimisé pour mozilla ~
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Sven Ladislas Heanel [Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Sven L. Heanel
• Airy Soul •
avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 02/08/2010
Age : 24


Feuille de personnage
Péché mignon: Le chocolat noir
More about you:
Devise:
MessageSujet: Sven Ladislas Heanel [Terminée] Mar 3 Aoû - 22:01

• I D E N T I T Y . C A R D •


    N O M :: Heanel
    P R É N O M (S) :: Sven Ladislas
    S U R N O M (S) :: Un surnom ? Mais quelle idée, mon prénom est déjà si joli !
    Â G E :: 38 ans
    D A T E . & . L I E U . D E . N A I S S A N C E :: le 30 juin 1852, à Eidsvoll
    O R I E N T A T I O N . S E X U E L L E :: Bisexuel, seme la plupart du temps
    D É M O N . D E . L ' O R P H E L I N A T :: [X] oui | [ ] non
    P O S T E . O C C U P É :: Professeur de mathématiques (il en faut bien)




• C H A R A C T E R ' S . L I F E •


    S I T U A T I O N . F A M I L I A L E . & . A M O U R E U S E :: C'est bien simple, ma situation familiale est inexistante. J'ai préféré coupé les ponts, mes raisons sont expliquées plus en détails dans l'histoire, même si ça semble évident : un démon comme moi ne peut plus se faire passer pour un humain, passé un certain âge, et je ne voulais pas que mes parents me voient comme un monstre. J'ai toujours voulu qu'ils soient fier de moi, j'ai donc décidé de m'éloigner d'eux une fois devenu professeur ; au moins, il garderont le souvenir d'un fils qui a réussi.
    Ma situation amoureuse n'est pas vraiment inexistante, il y a Soren... Encore une fois, mon histoire vous renseignera à son sujet. Sachez seulement que ce n'est pas - plus - mon amant, nous continuons seulement de nous écrire, mais nous avons toutefois décidé de ne plus nous revoir, en temps qu'amants du moins. Je suis encore beaucoup attaché à lui, mais je commence à avoir d'autres aventures.


    G O Û T S . & . D É G O U T S :: J'aime beaucoup de choses, complètement différentes les unes des autres. Pour commencer, j'aime pratiquer de l'escrime. Cette passion inculquée par mon père m'est restée, même après que je sois parti du domicile familial. Ensuite, j'aime beaucoup lire, surtout des poèmes. Ce n'est pas parce que je suis professeur de mathématiques que je n'apprécie pas la littérature, attention ! J'ai juste beaucoup de mal à analyser et à interpréter mes lectures, ce qui ne m'empêche pas de passer un bon moment en lisant. De plus, Soren était quant à lui professeur de lettres, peut-être m'a-t-il communiqué une partie de sa passion... Quoiqu'il en soit, lire des poèmes est à peu près la seule chose qui me fait rêver.
    Sinon, j'aime des choses diverses et variées. Niveau couleurs, je préfère les choses sobres. Et le bleu. Niveau nourriture, j'adore les desserts (qui a dit que j'avais des goûts de luxe, hum ?) ainsi que les agrumes - et même les fruits dans leur ensemble. Le sucre et l'acidité. J'aime les chats. J'aime les journées nuageuses, j'aime les paysages que nous offre la nature. Enfin, je pourrais continuer ainsi longtemps, je vais donc m'arrêter là.

    Ce que je n'aime pas maintenant... Et bien, les personnes trop excessives, colériques. Je ne supporte pas d'être agressé pour un rien, comme n'importe qui de normalement constitué, non ? Sinon, il me semble que c'est tout pour les choses sérieuses. Pour le reste, et bien je n'aime pas les chiens, le brouhaha des grandes villes, l'amertume du café. Et certainement tout un tas d'autres choses qui ne me viennent pas à l'esprit pour le moment. En fait, ce n'est pas simple de résumer ce que l'on aime et ce que l'on n'aime pas ; il y aura toujours des idées qui nous échapperont, qu'on aura oublier de noter alors que pourtant, on les adore/abhorre.


    C A R A C T È R E :: Mon caractère ? Je suis en effet le mieux placé pour le définir, puisque je suis un peu difficile à cerner, mais ce n'est tout de même pas une chose simple à faire. En fait, il faut que vous saisissiez une idée de base : je fais tout mon possible pour ne pas souffrir. Ce qui se traduit par une personnalité quelque peu complexe, et même si vous pensez me connaître, il se peut que mon comportement vous étonne en fonction des situations auxquelles je suis confronté.

    Bon, il faut que je l'admette, je suis assez égoïste. Je me soucie du bonheur des autres, oui, mais je me soucie avant du mien. Je ne suis pas indifférent, froid ou même cruel, mais je suis aux antipodes de ce qu'on peut appeler une âme compatissante et charitable. Et pourtant, je désire que l'on m'aime, je désire être unique à vos yeux, j'aime plaire. Enfin, à ce niveau je ne pense pas vraiment me démarquer, la plupart des personnes que j'ai rencontré jusqu'à présent étaient ainsi.
    Ensuite, j'ai peut-être 38 ans, mais j'ai encore une âme d'adolescent. Je ne suis pas capable de vous dire si c'est ancré dans ma personnalité, ou si c'est seulement une façon de me protéger, mais je garde une certaine insouciance. Les problèmes me paraissent souvent lointains, irréels. Il passent au dessus de moi. Et oui, j'ai une fâcheuse tendance à esquiver ce qui ne me plait pas, au lieu de l'affronter une bonne fois pour toutes. Pour en finir avec le côté quelque peu désagréable, je ne m'attache pas facilement. Ou plutôt, je tombe difficilement amoureux, car en amitié je n'ai aucun problème à donner ma confiance.

    Pour le côté positif, et bien je suis sûr de moi. J'ai rarement des hésitations, et je pense être quelqu'un d'assez charismatique - ainsi qu'un bon professeur, ça j'en suis persuadé, on me l'a répété de nombreuses fois. Je pense également être de compagnie agréable, mais ça, je ne suis pas le mieux placé pour le dire. Il est possible que certaines personnes me trouvent un peu trop précieux, voir prétentieux. Personnellement, je ne pense pas être ainsi, mais je comprends qu'on puisse ressentir les choses de cette façon.
    Sinon, sachez que je ne suis pas un rêveur dans l'âme. Malgré ma tendance à fuir les embûches, j'ai conscience de la réalité, et je suis même plutôt terre à terre. Normal, pour un professeur de mathématiques ! La logique fait donc partie intégrante de ma vie, et j'applique la règle du 'je ne crois que ce que je vois'. Mon imagination est, du coup, assez limitée. C'est pourquoi même si j'aime beaucoup l'art en général, que ce soit la littérature, la peinture ou encore la musique, je suis incapable de créer quelque chose. Enfin, tant pis ! Tout le monde ne peut pas être artiste.
    Ah, et pour finir je tiens à préciser que je ne suis pas sévère ! Je tiens à dissiper cette image du professeur de mathématiques obsédé par la rigueur. Je pense au contraire être quelqu'un de conciliant ; je sais m'adapter aux autres, car je n'aime pas les altercations. Certains appelleraient ça de l'hypocrisie, mais je ne pense pas qu'on puisse employer ce terme me concernant. Si je n'aime pas quelqu'un, je ne vais pas allez lui faire des compliments. En revanche il est vrai que je ne chercherais pas à lui cracher tout mon venin à la figure. D'ailleurs, je ne suis pas vraiment rancunier. Enfin, disons que j'ai une personnalité coulante, je ne fais pas de vague. Il me semble qu'il n'y a plus grand chose à ajouter... J'espère que vous avez réussi à comprendre à peu près quel genre de personne je suis.


    P H Y S I Q U E :: Et bien, on peut dire que j’ai l’air de tout, sauf d’un « démon ». J’écris « démon » entre guillemets, car je ne suis pas satisfait de cette appellation. Nous n’avons pas choisi de naître ainsi, avec ce besoin de sang et ces pouvoirs surhumains, et nous sommes loin d’être tous aussi démoniaques qu’on le pense ! Mais je m’éloigne du sujet.

    Je suis donc doté de fins cheveux blonds, que j’ai horreur de couper. Je les ai donc laissés pousser, jusqu’à pouvoir les attacher en catogan, chose que je fais en général à l’aide d’un ruban noir. La coiffure que j’arbore la plupart du temps semble assez négligée ; en effet, je ne prends pas garde à bien attacher tous mes cheveux, ce qui a pour conséquence d’en laisser glisser une bonne partie sur mon visage. Oh, ça ne me dérange pas le moins du monde, j’ai l’habitude. Et j’ai l’audace de penser que j’aurais bien moins de charme si j’étais parfaitement coiffé, sans une seule mèche pour dépasser.

    Bien, passons à la suite. Mes yeux sont certainement ce qu’il y a de plus intéressant chez moi. On associe le bleu au diable, et bien il faut croire que cette croyance populaire a un fond de vérité. J’ai donc, comme vous l’avez compris, les iris bleus. Un joli bleu lumineux, qui peut exprimer tout un panel d’émotions avec force. Ca va de la mélancolie profonde à une colère dévastatrice, en passant par un éclat malicieux. Oui, mes yeux sont très expressifs, ce qui est à la fois un atout et un inconvénient, je pense que je ne vous apprends rien.
    Le reste de mon visage maintenant. Rien de vraiment transcendant je vous l’ai dit, ce que j’ai de plus original, ce sont mes yeux. J’ai une peau plutôt pale - ce qui paraît normal pour un homme des pays nordiques - et je suis doté de traits fins. Pas d’angles durs chez moi, j’ai un visage très doux, ce qui n’est pas vraiment en accord avec ma nature, je l’admets. J’ai une véritable petite tête d’ange, ce qui peut être fort utile, n’est ce pas ?

    Je suppose que ce qui vous intéresse désormais, c’est mon corps. Ma foi, je pense avoir un physique tout à fait acceptable ! J’ai ce qu’il faut de muscles, sans avoir des biceps énormes non plus, je tiens à rentrer dans mes chemises ! Je garde tout de même une silhouette fine, ce qui ajouté à mon visage délicat me donne un air assez disons… Frêle. Pourtant, une fois dénudé on remarque que j’entretiens mon corps, je ne me laisse pas aller – pour moi, l’embonpoint est un véritable tue-l’amour – et je suis également loin d’être décharné. Mais habillé, je donne cette impression de fragilité, je n’ai quoiqu’il arrive pas une stature imposante. Ah, parlons d’ailleurs de ma taille. Un mètre soixante douze précisément. Quand à mon poids, vous l’avez compris, je ne pèse pas très lourd – ça se ressent d’ailleurs dans ma démarche, plutôt aérienne. Je n’ai décidément rien de menaçant, et en plus de ça j’ai l’air très jeune. Malgré mes trente-huit ans, j’ai, grâce à ma nature de démon, le physique d’un jeune homme de vingt ans ; évidemment, ça ne fait pas très sévère. J’ai même des mains de femme, aux poignets délicats et aux ongles longs.
    En résumé, avec mes cheveux mi-longs, mon visage angélique et quasi-adolescent, ma silhouette fine et ma démarche souple, pour la virilité on pourra repasser. De toute façon, je ne cherche pas à être viril, sinon je changerais radicalement mon apparence. Ce côté que certains appelleraient efféminé, moi je le trouve gracieux.

    Enfin, mes vêtements. Je porte surtout du blanc et du noir, ou encore du marron. Parfois, je me permets une petite fantaisie avec du bleu, mais ça reste rare. Le plus souvent, je m’habille d’un pantalon droit, noir ou brun, accompagné d’une simple chemise blanche, cintrée. J’abhorre les vêtements trop amples, alors pour moi « chemise cintrée » est un pléonasme, mais je fais l’effort de le préciser pour vous. Je suis décidément bien trop gentil, non ? Bref, en fonction des circonstances je peux ajouter une cravate, ou encore un long manteau (cintré aussi, bien évidement !) qui souligne joliment ma taille, affinant encore ma silhouette. Je ne pense pas me tromper en me qualifiant d'élégant, mais ça c'est encore à vous de le juger.

    Bien, je pense maintenant avoir fait le tour pour ce qui est de mon apparence.


    H I S T O I R E ::

    1. Kolya, enfance

    Sven est né en Norvège, à Eidsvoll plus précisément, le 30 juin 1852. Des parents aisés, sévères mais gentils et attentionnés malgré tout, un grand frère adorable répondant au nom de Kolya, il avait une situation enviable. Dès son plus jeune âge, il apprit à passer le plus clair de son temps avec son frère – de trois ans son aîné. Leurs parents, bien que largement à même d’employer plusieurs personnes, n’avaient engagé qu’une femme de chambre qui étaient donc également leur nourrice. C’était une femme douce, toujours très gentille avec eux, et pourtant elle savait se faire respecter. Une perle rare, choisie avec soin par leurs parents. Elle laissait Sven et Kolya jouer comme ils le désiraient, gardant un œil sur eux mais n’intervenant que lorsque c’était nécessaire. Et ça l’était rarement, car les deux frères s’entendaient à merveille.

    En grandissant, cette bonne entente ne s’altéra pas, malgré le besoin de sang qui se faisait grandissant pour Sven. Le pauvre enfant ne savait pas quelle était la raison de cette fascination morbide pour le sang, il était incapable de se comprendre, il était donc hors de question pour lui d’en parler à qui que soit. Pourtant, l’enfant qu’il était ne sut garder ce lourd secret très longtemps, surtout après s’être coupé lui-même et avoir été tenté de gouter le sang qui coulait de sa plaie. Il finit par avouer cette attirance étrange à celui en qui il avait le plus confiance : Kolya, donc. Son grand frère se montra étonnamment compréhensif, lui qui avait entendu des histoires sur des « démons » buveurs de sang en déduisit immédiatement que Sven en était un. Cependant il savait son petit frère bien trop doux pour tuer, ou même seulement blesser quelqu’un – mais lui, ça ne le dérangeait pas… Ce cher Kolya se mit donc en tête de ‘nourrir’ son jeune frère, ce qui lui donnait une bien bonne excuse pour laisser libre court à ses pulsions sadiques. Mais ça, Sven ne le sut jamais ; pour lui, son aîné était la gentillesse incarnée, et il faisait tout ça pour l’aider et le protéger de l’horreur de la mort. Ce qui n’était pas faux, seulement son frère trouvait aussi son compte dans l’affaire.
    Leur vie continua ainsi longtemps, c’était une véritable routine. Les deux frères, passant tout leur temps libre ensemble, à parler et à refaire le monde, et Kolya qui allait de temps en temps assassiner une pauvre victime – qui avait eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment – afin de ‘nourrir’ Sven, qui pendant ce temps attendait patiemment son retour. Il était réellement reconnaissant à son frère de se salir les mains pour lui, bien qu’au fil du temps il s’habituait à sa nature de « monstre » et devenait moins sensible.

    Toute cette mascarade dura jusqu’au vingtième anniversaire de Kolya, jour où celui-ci prit la décision de quitter la maison. Il avait toujours voulu voyager, découvrir des contrées lointaines, et Sven était parfaitement au courant du rêve de son aîné. En apparence, il se montrait donc très compréhensif, mais en réalité il avait peur de cette séparation, il souffrait de voir son frère s’éloigner. Comme l’enfant égoïste qu’il était, il ne voulait pas. Les adieux furent déchirants. Kolya était au moins aussi triste que Sven, mais lui il partait vivre sa vie ; il ne restait pas seul et abandonné, comme son petit frère – le plus jeune ressentait son départ comme un abandon violent, à ce moment. « Ne t’en fais pas Sven, je reviendrais te voir. Tu sais à quel point je t’aime, je ne ferais jamais quelque chose qui pourrait te nuire ! Attends mon retour, comme toutes ces nuits où tu m’as attendu, et nous nous retrouverons, encore plus unis qu’avant ». Des paroles en l’air ? Non, Kolya était sincère en disant cela. Avant de partir, il déposa un chaste baiser sur les lèvres de son cadet, baiser qui vient encore hanter Sven, presque vingt ans plus tard.

    2. Sven, indépendance

    Le jeune démon, alors âgé de 17 ans, dut bon gré mal gré apprendre à vivre sans son cher Kolya. Ses premiers pas seuls furent difficiles, malgré ses parents aimants et qui tentaient d’être présents pour lui. Mais eux, ils ne savaient pas.
    Vraiment, il fallut du temps à l’adolescent pour s’habituer à sa nouvelle vie, qui lui semblait si vide, si fade. Mais peu à peu, d’une certaine façon libéré de l’écrin protecteur de son frère, il finit par s’ouvrir un peu plus aux autres. Il découvrit que le monde regorgeait de personnes toutes aussi intéressantes que son frère adoré, et il finit même par aimer fréquenter tous ces gens. Lorsque ses parents étaient invités, ou au contraire qu’ils recevaient, il était là. Écoutant, apprenant les codes, et de fil en aiguille participant aux conversations, souriant, riant aux éclats. La vie lui apparaissait de nouveau comme merveilleuse, sous un aspect nouveau. Il n’était plus l’enfant qui vivait à travers son frère, il était désormais un être à part entière, avide de rencontres.
    Pour ce qui était de se ‘nourrir’, cette tâche qui le répugnait tant avant, il apprit également à se débrouiller seul. Ce fut difficile, au début il eut bien du mal à trouver des proies, et encore plus à leur faire du mal. Mais il finit par s’y habituer, on s’habitue à tout, n’est ce pas ? Il finit même par trouver un certain amusement dans la chose. Ce n’était pas de tuer ces pauvres gens qui l’amusait, il n’était pas insensible à ce point ; ce qu’il aimait, c’était les attirer. Jouant de son apparence, il essayait des tas de façons différentes pour mettre ses ‘proies’ en confiance, variant en fonction de la personne en face de lui. Tantôt jeune homme séducteur, tantôt enfant désorienté, tantôt adolescent bien élevé et serviable, il s’essayait à tous ces rôles. Le reste suivait. C’était la partie la plus désagréable, mais son besoin de sang ne pouvait de toute façon pas être étouffé. Quoiqu’il en soit, il était enfin libre, capable de se débrouiller seul.

    Le jeune homme n’avait, contrairement à Kolya, jamais été attiré par les voyages lointains. Lui, il aimait la Norvège, ses paysages frais et épurés. Cependant, un problème se posait : le retour éventuel de son frère. Il avait promis de revenir, avant de l’embrasser, et c’était ce qui dérangeait notre démon. Son lui enfant aurait attendu patiemment, inlassablement, telle une femme attend son mari parti en guerre. Mais il avait grandi, il s’était émancipé, et bien qu’il aimât toujours profondément Kolya, il ne pouvait se permettre de continuer de vivre seulement pour lui, pas maintenant qu’il avait réussi à s’en sortir seul. De plus, le baiser l’avait terriblement troublé. Il ne savait si son aîné s’était laissé aller à un geste d’affection trop fort, où si il y avait réellement quelque chose de plus malsain à voir dans cette étreinte. Il avait beau se poser la question, encore et encore, il n'arrivait pas à trancher. Quant à ses propres sentiments, il en avait peur. Il savait que lorsque son frère reviendrait, il serait capable de céder à n’importe quoi, et il ne le voulait pas. Alors il prit la décision de partir à son tour, et tant pis si Kolya lui en voulait, tant pis si il finissait par le détester. Il avait fini par se persuader qu’il préférait encore ça à une confrontation directe ; oui, leurs retrouvailles lui faisaient peur. Non, il n’était pas courageux, alors oui, il prenait la fuite. Il prit la capitale pour destination, ne souhaitant pas quitter son pays, mais devant fournir une excuse valable aux parents. Les études seraient cette excuse.

    3. Soren, assurance

    Nous en étions donc aux études. Sven a bénéficié d’une éducation exemplaire grâce à ses parents, et son dévolu se jeta sur les mathématiques. Il était assidu dans toutes les matières, mais il préféra toujours les mathématiques au reste. Il trouvait ça tellement simple… Oui, simple, vous avez bien lu. Notre cher Sven ne trouvait pas cette matière « bête et méchante », seulement bête. Il suffisait d’apprendre, et d’appliquer – pas besoin d’esprit d’analyse ou de quoi que ce soit d’autre, il fallait juste une bonne dose de logique dont il était heureusement doté. C’est donc tout naturellement qu’il se mit à étudier plus particulièrement les mathématiques lorsqu’il se retrouva seul dans la capitale. Il continuait également de s’entraîner à l’escrime, ce sport noble auquel l’avaient initié ses parents.

    Le temps de se familiariser un peu plus avec les mathématiques, il ne fit pas beaucoup de rencontres – pour ne pas dire aucune – et ne fit que travailler. Puis vint le moment où il fut capable d’enseigner à son tour, et où il devint professeur le plus naturellement du monde. C’est ainsi, en temps qu’enseignant, que sa vie redevint digne d’intérêt. Il était alors âgé de 25 ans. Le jeune homme brillant qu’il était fut vite apprécié, il était doué et pourtant restait modeste – à cette époque, il n’était pas encore très sûr de lui. Il découvrit enfin les plaisirs charnels, avec une jeune professeure avec laquelle il resta un an sans jamais lui dévoiler la vérité sur sa nature. Sven prit la décision de la quitter par ennui, il cherchait de la nouveauté ; en réalité, il n’avait pas la moindre envie d’avoir une vie rangée. Maintenant qu’il avait un travail, qu’il était totalement indépendant financièrement, il voulait tout découvrir. Le jeune démon s’éloigna peu à peu de ses parents, leur envoyant de moins en moins de lettres, et ce pour deux raisons. La première, c’est qu’ils auraient fini par découvrir qu’il n’était pas vraiment humain en ne le voyant pas vieillir ; la seconde, c’est qu’il voulait à tout prix éviter Kolya. Il ne se sentait toujours pas la force de l’affronter, et il avait pris la décision radicale de ne jamais le revoir. Peu à peu, il se retrouva donc fort indépendant, et surtout seul.

    Encore une fois, son évolution était à remarquer. Il avait désormais l’assurance dans ses bagages, il était sûr de lui et avait confiance en ses capacités. Il se savait capable de se débrouiller seul, capable de séduire, capable de vivre tout simplement. Et ce, sans l’aide d’un autre. Se ‘nourrir’ devint bientôt une routine, ça ne l’amusait plus, mais il ne prenait toujours pas de plaisir à tuer. Seulement, il s’habituait à cette violence, cette partie de lui qu’il ne pouvait étouffer.
    Il était donc l’archétype du jeune homme brillant, sûr de lui, ne manquant de rien. Et séduisant pour couronner le tout. Il veillait tout de même à ne pas devenir hautain, il tenait à se montrer toujours agréable et sociable. Hors de question de faire fuir les gens ! Il entretint plusieurs liaisons avec ses collègues ou avec ses élèves, amis ou amants, femmes ou hommes. Ah oui, car Sven n’accordait que très peu d’importance au sexe de ses conquêtes amoureuses. Il avait découvert la sexualité avec une femme, mais ça ne l’avait pas empêché de s’intéresser aux hommes peu après. Finalement, il y trouvait son compte des deux côtés, alors pourquoi choisir ? Bref, ce fut un homme qui retint son attention, le seul qui fut capable de prendre possession de son cœur. Il se nommait Soren, c’était un professeur de lettres qui ressemblait beaucoup à son frère, physiquement parlant. Sven se détesta lui-même de tomber sous le charme de ce Soren, cela signifiait que malgré tous ses efforts, l’image de son frère restait son unique référence. Et pourtant, c’est avec lui qu’il vécut sa plus belle histoire, la seule véritable histoire d’ailleurs, puisque ce fut la seule fois où il tomba amoureux. Bien entendu, Soren eut le privilège d’apprendre que son amant était un démon, et il l’accepta sans problème. L’amour était réciproque, et cela l’importait peu que Sven doive se nourrir de sang. Cependant, il ne l’aida pas à assouvir ce besoin, le laissant ‘chasser’ seul, comme à son habitude. Sven ne s’en formalisa pas, au contraire il fut ravi de la situation, qui différenciait Soren de Kolya.

    Maintenant, vous devez certainement vous demander ce qui brisa cette belle union ? Et bien, sachez que rien n’en fut capable. Seulement, un beau jour, Sven entendit parler d’un orphelinat où se regroupait des démons, comme lui. Un endroit non loin d’un petit village norvégien, où il pourrait continuer à enseigner les mathématiques. L’idée de rencontrer d’autres personnes comme lui s’implanta dans son esprit, prenant des proportions de plus en plus importantes au fil des jours. Soren s’en rendit compte, bien entendu, et de nature conciliante, il proposa à Sven de s’installer là-bas. D’abord émerveillé par la proposition, notre démon revint vite sur terre, en constatant que Soren n’aurait aucun avenir dans ce village. Il n’était pas un démon, il ne pourrait pas trouver de travail là-bas. De plus, Soren aimait vraiment la capitale, ses rues vivantes et ce brouhaha constant. La tranquillité de la forêt ne lui plairait pas, malgré ce qu’il disait. C’est ainsi que l’histoire se termina. Les deux hommes décidèrent de se séparer, de continuer chacun de leur côté en se remerciant pour cette histoire idyllique. Ils s’écrivent malgré tout de temps en temps, on peut percevoir qu’il existe toujours un sentiment fort entre eux. Quant à Sven, il s’est habitué à côtoyer d’autres démons, et il se plait plutôt bien à l’orphelinat. L’idée d’enlever les enfants et d’effacer leurs souvenirs ne le dérange pas plus que ça, il faut dire que sa personnalité d’enfant fragile est bien loin désormais, et qu’il est nettement moins sensible à la souffrance des autres maintenant.

    Finalement, Sven est loin d’avoir eu une vie palpitante jusqu’à maintenant. Son histoire lui parait même terriblement banale lorsqu’il écoute parfois celle d’un autre démon. Il faut dire qu’il est encore bien jeune et qu’il a rapidement atterrit à Langt, contrairement à la plupart des autres. Ça ne lui pose pas de problème, il prend la vie comme elle vient en évitant de trop se poser de questions. Il est surtout heureux de ne plus avoir à "chasser", les orphelins étant là pour régler le problème du sang.


    P O U V O I R :: Comme chaque démon, je suis doté d'une force inégalable (pour un humain, j'entends), ainsi que des capacités suivantes : me téléporter, et me métamorphoser en animal. Ah et bien sûr, je suis immortel. Tous ces pouvoirs me suffiraient largement, mais la nature veut que j'ai également été doté d'un dernier don, propre à moi seul cette fois. Je peux donc geler l'eau, ce qui permet de faire des choses diverses et variées - bien qu'étant encore jeune, je ne sois pas capable de glacer une grande quantité d'eau. Concrètement, je suis capable de tuer quelqu'un en changeant l'eau de son corps en glace, mais ça me demande pas mal de concentration.


    A U T R E :: Ma plus grande crainte est d'un jour me retrouver face à Kolya. Heureusement qu'il n'est pas immortel, sinon cette peur ne me quitterait jamais. Et d'un autre côté, je me dégoûte d'en arriver à souhaiter la mort de ce frère que j'ai tant aimé, et qui a tant fait pour moi.

    Et un petit détail, j'ai un bracelet fin en argent. Cadeau de la première femme avec qui j'ai eu une relation, mais ce n'est pas quelque chose de très symbolique pour moi, c'est seulement que je le trouve très joli et que j'aime le porter.

    Dernière chose, je ne me sers que très peu de mes pouvoirs. Je n'en ai jamais ressenti l'utilité jusqu'à présent, j'ai donc à peine conscience de pouvoir faire tout ça. Maintenant que je suis à Langt, j'utilise un peu plus la téléportation puisque je n'ai plus à me faire passer pour un humain normal, mais ça n'est toujours pas automatique chez moi.



• S O M E . Q U E S T I O N S •


    E S - T U ?

      - C R O Y A N T :: Pas le moins du monde, j’ai abandonné toute éducation religieuse dès que j’ai pris conscience de ma nature.
      - V I E R G E :: Non.
      - S U P E R S T I T I E U X :: Non plus.



    C E . Q U E . T U . P R É F È R E ?

      - U N . L I V R E :: Un recueil de poésie, peu importe lequel.
      - U N E . B O I S S O N :: Du vin blanc.
      - U N . A L I M E N T :: Du chocolat noir.
      - U N E . C O U L E U R :: Le blanc.
      - U N E . F L E U R :: Un lys.
      - U N . M O M E N T . D E . L A . J O U R N É E :: L'aube.
      - U N . P A Y S :: La Norvège, tout simplement.
      - U N E . A R M E :: Une rapière.




• D O . Y O U . N E E D ? •


    R A N G . P E R S O N N A L I S É :: • Airy Soul •

    H A B I T A T I O N :: Une chambre individuelle à l'orphelinat.



• T H E . P L A Y E R •


    C O M M E N T . A S - T U . C O N N U . L E . F O R U M ? Bonne question, je dois dire que je ne m'en souviens plus. J'avais bien aimé le design et le contexte et je l'avais collé dans mes favoris pour pouvoir y revenir quand j'aurais le temps.
    D E S . S U G G E S T I ON S ? Dans l’immédiat non ^^’
    C O D E :: {ok by Heather}
    A U T R E . C H O S E ? C'est la première fois que je trouve un règlement distrayant, donc euh... bravo ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shizuka.exprimetoi.net/forum.htm
Sven L. Heanel
• Airy Soul •
avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 02/08/2010
Age : 24


Feuille de personnage
Péché mignon: Le chocolat noir
More about you:
Devise:
MessageSujet: Re: Sven Ladislas Heanel [Terminée] Ven 6 Aoû - 23:39

Double post pour annoncer que j'ai terminé ma fiche =)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shizuka.exprimetoi.net/forum.htm
Heather G. Lovelace
Black Lullaby ~♪
avatar

Messages : 115
Date d'inscription : 09/07/2010


Feuille de personnage
Péché mignon: Le Earl Gray
More about you:
Devise:
MessageSujet: Re: Sven Ladislas Heanel [Terminée] Sam 7 Aoû - 13:21

    C'eeeeest paaaaas bieeeeen les doubles postes ! xD
    Bref... je suis de bonne humeur x)

    FICHE PAS VALIDÉE !

    mais non je déconne !

    FICHE VALIDÉE !
    Amuse toi bien =}

    Dis moi, c'est quoi le thème de Sven ? La mélodie du début me fait penser à (un jeu que personne ne connais alors qu'il est formidable) Shadow Hearts !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sacrifice-ceremonia.forumactif.org
Sven L. Heanel
• Airy Soul •
avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 02/08/2010
Age : 24


Feuille de personnage
Péché mignon: Le chocolat noir
More about you:
Devise:
MessageSujet: Re: Sven Ladislas Heanel [Terminée] Sam 7 Aoû - 13:34

Merci =D

Alors c'est effectivement la musique d'un jeu, mais pas Shadow Hearts (que je ne connais effectivement pas ^^"). Le titre de la chanson, c'est Scars of Time, et c'est tiré de Chrono Cross. (Je connais pas non plus, mais ça doit bien faire quatre ans que je suis amoureuse de la chanson alors j'ai eu le temps d'apprendre d'où elle sortait... xD)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shizuka.exprimetoi.net/forum.htm
Heather G. Lovelace
Black Lullaby ~♪
avatar

Messages : 115
Date d'inscription : 09/07/2010


Feuille de personnage
Péché mignon: Le Earl Gray
More about you:
Devise:
MessageSujet: Re: Sven Ladislas Heanel [Terminée] Sam 7 Aoû - 13:41

    Han je connais pas Crono cross...

    Maiiiiiis ça ressemble à l'univers musical de Shadow Hearts...

    *vient de faire ses recherches*

    Le compositeur de CC est aussi celui de SH !!!! TOUT S'EXPLIQUE ! ♥_♥
    Serieux pour les joueurs de RPG : Shadow Hearts est LE jeu à faire !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sacrifice-ceremonia.forumactif.org
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Sven Ladislas Heanel [Terminée]

Revenir en haut Aller en bas

Sven Ladislas Heanel [Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sacrifice Ceremonia :: About you :: Présentations :: Fiches validées-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit | Forums RPG | Pensionnat